07 La couverture des élections

Indications pour couvrir les élections (Tirés d’un article de Thomas Winship, ex-Président du centre international pour les journalistes et ancien rédacteur du Boston Globe. Écrit pour le Rédacteur et l’Editeur, oct. 3, 1992 – permission de reproduction par Michelle Betz)

Coller aux questions. Faites attention aux candidats qui utilisent une tactique intelligente de relations publiques qui n’ont rien à faire avec de vraies questions d’élections. Quelques candidats trouvent qu’ils peuvent attirer plus attention sur eux-mêmes en lançant une campagne de dénigrement contre leurs adversaires (les valeurs personnelles et familiales sont des sujets favoris) plutôt que d’aborder les questions importantes comme l’économie et l’emploi.

Prenez garde d’exagérer la polémique. Trop souvent, quand une histoire ne nous marque pas, quelques journalistes et rédacteurs créent et par la suite amplifient un conflit potentiel. Il vaut mieux laisser passer l’incident.

Temps égal pour tous. Veillez méticuleusement à assurer le même temps de passage donné à chaque candidat. Le reportage inégal est la manière la plus sure de perdre la crédibilité de votre public.

N’oubliez pas l’électeur. Les journalistes devraient suivre ce que les électeurs pensent, non seulement par des scrutins et de brèves citations de l’homme de la rue, mais par les analyses pertinentes de la façon dont les familles survivent. N’oubliez pas de couvrir les régions et pas simplement les zones principales du pays.

Prenez garde de la manipulation. Les scrutins peuvent être utiles, mais ils peuvent être sur-utilisés et manipulés. Un lecteur sera mieux informé par des journalistes régionaux qui réalisent des interviews et des prévisions des électeurs et des experts en la matière.

Ne surestimez pas les analyses. Une grande partie de l’énergie et du temps consacrée à analyser chaque mouvement des candidats serait mieux exploitée si le journaliste présentait au public ce que pensent les électeurs plutôt que les analyses d’un rêveur cloué au bureau, avec l’autorisation de balancer les scénarios possibles.

Prenez garde de la « légitimité rampante. » La légitimité rampante se produit quand une organisation de médias ou de presse (habituellement une organisation pas trop fiable) diffuse une histoire basée sur une rumeur ou une quelconque source et que d’autres organismes médiatiques rebondissent dessus de peur de rater le sujet. Les organismes médiatiques devraient appliquer les mêmes normes de reportage et déployer leurs propres efforts d’investigation (vérifiez une deuxième fois chaque fait) à toutes les rumeurs et scandales lors des campagnes politiques. Le journaliste ne doit jamais véhiculer une information personnelle non vérifiée sur un candidat, particulièrement lorsqu’elle provient d’une source douteuse. Gardez vos propres normes de vérifications des faits avant de déclencher l’affaire.

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