05 La narration

Régles de base pour la narration

1. Identifier l’objectif. Plus l’objectif est clair, plus l’information sera forte. Visez une idée principale d’émotion et l`essentielle d’information: C’est cela que le spectateur doit connaître après le film. C’est cela qu’il doit ressentir. Trouvez aussi un l´angle spécifique qui vous situera par rapport à l’évenement et donnera une certaine tonalité au texte.

2. Le plus important, c’est le contenu. Celui qui n’a rien à raconter, ne produit pas un bon film. Racontez au spectateur ce qui vous a personnellement marqué. Pour cela vous devez collecter sur place un maximum d’informations. N’oubliez pas les questions des « 5 W » et «1 H » (qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi)

3. Les émotions avant les informations. N’écrivez pas de roman, mais racontez un petit détail de la réalité, où un personnage est au centre. L’important est de faire vivre la situation au spectateur plutôt que de la lui expliquer, telle est la devise.

4. Début, milieu, fin: Créez délibérément un commencement fort et une fin forte: le début introduit le sujet avec une accroche pour une situation typique ou un plan rapproché. La fin doit offrir une conclusion et vous quittez la scène par un plan général par exemple. Entre les deux conflits il y a l’argumentation ou l’axe des faits – par exemple un conflit ou une crise, le déroulement de la crise et le rétablissement d’un équilibre.

5. Plan clair: Divisez l’histoire en épisodes, dont les images et le texte forment une unité. Ces´épisodes ont besoin eux mêmes d’un début, d’un milieu et d’une fin. Ils se divisent par exemple sous une telle forme: accroche, prelude, consequences, sommet, noeud, dénouement. Trouvez aussi un clair ordre des interventions de personnes: quel sera le suivi des personnages? (protagoniste/temoin/experts ?) Quelle sera la déclaration d’ouverture, quelle la déclaration de clôture?

6. Caractères, objectifs, obstacles: le journaliste est à la recherche des conflits. Là où il y a des difficultés, où ça ne fonctionne pas, où il y des obstacles, ça devient passionnant. Cherchez ce genre de situations.

7. Rupture dans les ’attentes des spectateurs: Les spectateurs développent toujours une idée de ce qui va se passer. Surprenez-les avec vos images, des tournures, un contre-argument inattendu, une information hors du commun.

8. Humour et curiosité: Prêtez attention aux situations absurdes, événements inhabituels, petites mésaventures. Cela enlève une certaine lourdeur à l’histoire, et rapproche le spectateur de l’événement. Prenez soin a ce que l’histoire contienne au moins un épisode inhabituel ou farfelu.

9. Raconter à travers l’image et le son: Ne considérez pas les images comme pretexte. Un film de qualité raconte une histoire en utilisant des images bien significatives, de nombreux gros plans, des détails. Les expressions des visages montrent la profondeur d’une histoire.

10. Choisissez délibérément votre perspective de récit.
Etes-vous le présentateur des « news », celui qui présente l’information, neutralement ou le reporter qui vit et découvre quelque chose de nouveau? Ou choisissez-vous un ton qui donnera à l’histoire une toute autre allure par example un animal ou un robot qui parle ? Contentez-vous d’une seule position pour la narration du récit.

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